Parce qu'il y a des moments où on confand le virtuel et le réel ...
Et si c'était pareil ?
Un peu de distance...
Un peu de temps.Un peu lassée du clavier et de l'écran, du virtuel ....
Ce plaisir d'écrire pour moi et parfois pour ces yeux anonymes posés sur d'autres écrans.
Un peu fatiguée des ordinateurs entre les gens, de lire sans entendre, d'écrire sans voir, de sentir sans toucher, d'éprouver sans proximité.
J'avais besoin de repos, de beaucoup de travail, de consistance existante et de conséquence substantielle.
Envie de rester seule..repenser à tout ce que j'ai fais ..à tout ce qui sera...
Envie d'arêter le temps...de lire des Textes de Toutou...et de certains philosophes
Sentir la translation, le mouvement, l'espace.
Se sentir soi-même, dans cette dynamique.
Voir d'autres gens, entendre d'autres sons.
S'amuser sans questions.
Eprouver simplement l'existence et l'émotion.
Parler, échanger, toucher, voir,aider...
Besoin de réalité. Besoin d'avoir l'impression d'influer un peu sur les évènements.
Organiser, prévoir, former, créer, s'illusionner.
Besoin de faire des choses connues et reconnues, faire et défaire, construire, etudier.
Se concentrer sur ce que l'on sait faire....
Se bercer de cette impression de réalisation...
Ne plus penser aux étoiles qui remplissent ces.... aux feux sous la terre, à l'aérienne beauté des vents.
Oublier quelques instants la quête pour retrouver l'humilité et se sentir vivante à la façon des femmes qui courent toujours.
Retrouver l'illusion de l'ego et avoir pour lui les yeux attendris du grand-père qui regarde son petit-fils,
Ce regard que l'âge et l'expérience autorisent face à la turbulence du spontané.
Retrouver la liberté familière de vivre comme les autres. Oublier un peu...
Et je reviens, différente et semblable. Et ce passage du Tao-te king :
Ne connaissant pas son nom,
Je le nommais « TAO ».
Je m'efforce de l'appeler « grandeur » .
La grandeur implique l'extension.
L'extension implique l'éloignement.
L'éloignement exige le retour.[/c]
[ Je tiens à preciser que je ne suis pas croyante... ]
Mon ego s'en flatte et, nom de Dieu, c'est bon l'ego, parfois !
